
On roupille sur ce blog.
Je ne suis pas le seul
Participer à divers débats sans intérêt ou d'intérêt général.
Sur un certain blog on s’est autorisé de façon hypocrite et peu subtile à vouloir amuser la galerie à mes dépens.
Le Gros Noir est quant à lui en compagnie d’une petite qui ne tardera probablement pas à passer à la casserole si j’ose dire.
Lui au moins ne se fait pas faire une gâterie par Michou. Cet individu japonais nommé Gros Niko Laï,avant de s’être mis à faire du sport, avait les cheveux frisés, des cravates à chier et des lunettes de pseudo intellectuel.
Et à ma connaissance n’était point homosexuel.
Je remercie profondément toutes les personnes qui m' ont souhaité mon anniversaire.
Notamment, la Rousse Zoridae, la Mère Catherine, la Damoiselle Cigue et pour Mélina, j' ai rien pu faire.
La profondeur de ces remerciements ne s'adressent point à Nicolas, Monsieur Poireau, olivier.p, lesquels pourraient se sentir gênés ou pire,
se faire des idées fausses.
Incroyable,
me suis-je dis à moi-même en me levant en ce magnifique jour de mon anniversaire personnel,
incroyable ce que j' ai gagné avec le nombre des années :
Avec l' âge j' ai gagné en hauteur de vue,
j'ai gagné en profondeur de vue,
j' ai gagné en largeur d' esprit.
Par contre,
j' ai l' impression d' avoir perdu en centimètres :
est-ce normal ?


Il y avait un moment que je n' avais pas rencontré mon gardien d' immeuble dans les escaliers. Je précise dans les escaliers car c' est en ces lieux, où il m' est quasiment impossible de l' éviter, que d' ordinaire il me fait participer à ses réflexions et ses analyses et qu' il m' entretient de la marche, selon lui chaotique, du Monde qu' il résume par une formule aristotélicienne adéquate : " bon dieu, où va le monde".
Formule par ailleurs valable quand il s' agit du coût du carburant, du prix du pain, du changement climatique, de la guerre en Afghanistan, de la pédophilie, de la violence dans les banlieues, des pannes d' ordinateur, de la crise financière, de ses ennuis de moteur, des recherches ADN, de l' éducation des enfants, du trou de la Sécurité sociale, de la chasse à la baleine, de la fermeture inopinée de son camping, des embouteillages au retour de ses vacances par ailleurs pourries à cause des mecs de la météo, des locataires bruyants le dimanche matin, des poubelles trop pleines qu' il est obligé de sortir et de rentrer, de ceusses qui fument dans sa loge, de la pourriture du monde politique, de ces abrutis pas capables de fermer le portail d'entrée, des femmes voilées, de la nouvelle coiffure de Ségolène Royal, des grévistes qui font chier.
J'en passe.
Certes, vous pouvez critiquer mais ça vaut tout autant les discussions de bistro de certain de mes contemporains ou les souvenirs de vacances de ma copine.
Mon gardien se prénomme Gilbert mais sa grosse lui sert du Gigi quand elle est de bonne humeur et connard quand ils s'enguelent. Je m' autorise à dire "mon gardien" puisque lui, de son côté, identifie tous ceux qui vivent à l' étage comme "ses locataires".
Or donc, quand je monte ou quand je descends les escaliers, en approchant de la loge à Gilbert, dans l' espoir qui, par expérience s' avère toujours vain, d' éviter toute discussion qui aura de grande chance d' être oiseuse, je me confectionne une expression faciale circonstanciée et à mon avis dissuasive et réfractaire à tout échange inopportun.
Avec ma femme, quand je rentre en état d' ébriété ou limite, sur le moment ça marche à tous les coups : avec Gilbert, jamais.
Et c' est ainsi que tout dernièrement, ayant judicieusement constaté que j' appartenais au groupe injustement déconsidéré et disqualifié des minorités visibles et voulant probablement me faire plaisir et sans doute par la même occasion me remonter le moral, Gilbert m' interpelle abruptement dans les escaliers : "alors, hein, Obama, c' est bien, hein". Était-ce une question, une affirmation, quoiqu' il en soit faisant mine d' être dans une urgence quelconque et sans insister plus que ça, je lâche un laconique "eh oui !", à quoi il rétorque "eh oui car quand même, y' a pas beaucoup de présidents noirs là-bas".
J' ajoute, qu' avant Obama, il disait "gens de couleur"
Pour ne pas rompre le dialogue j'ai rajouté, avec un certain enthousiasme "tu peux le dire"; il n' empêche, quelque peu songeur, j' ai repensé à ma dernière discussion avec Le Vieux.
Fort à propos le téléphone de la loge, qui lui également fait chier, a sonné, au bout d' un certain moment j' en ai informé Gilbert : alors pour conclure, Gilbert a sobrement formulé et résumé la pensée de l' opinion publique : "bon, on verra ce que ça va donner, hein ? ".
Tout aussi sobrement je lui ai fait part de mon analyse : " Et oui, on verra bien. Bon, salut".
Moi quand j' entends les experts nous parler de Obama, ça me laisse pantois.
Nicolas vient, aimablement, de me faire passer cette photo légendée par lui de la manière suivante :
"Notre amie blogueuse, en route vers la Comète..."
Je ne sais pas à quoi et à qui il fait allusion, mais connaissant l' individu, je ne suis pas étonné de cette vulgarité et grossièreté.
Surtout que la personne en question circule certes sans selle mais toujours culottée, je crois.
Il profite qu'elle soit en vacances, le lâche
Inutile de répondre, ce n' est ni un concours ni une devinette.